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Dans notre vague idee d'aller en Colombie, nous avions decouvert que nous pouvions faire une petite croisiere de 4/5 jours dans les Caraibes pour rejoindre Carthagena, Colombia, depuis le Panama. Dans cette optique, nous sommes alles dans un hotel precis a Panama City pour y trouver les informations. Effectivement, la frontiere terrestre etant fermee a cause des guerrillas, ils existent plusieurs bateaux qui emmenent les touristes vers Carthagene. Droit de passage 275$, un peu cher. Autre solution, voler en coucou jusqu'a la frontiere, puis prendre des lanchas (barques) pour atteindre les rives colombiennes. Vous l'aurez compris, cette option etait un peu delicate, d'autant plus que ca nous obligeait a prendre le bus a travers la jungle remplie de FARC. C'est vrai qu'on serait bien passe en Colombie, et pour au moins 3 raisons: le pays le moins touristique, les paysages les plus sauvages et les filles les plus belles d'amerique latine. Mais c'est vrai qu'en dehors de Carthagene, c'est aussi un pays dangeureux, qu'on est un peu des lopettes, et qu'on vous aime aussi.
Bon ben, etant au Panama maintenant, pourquoi pas y rester un peu? On a profite de trois lieux: Panama City, Bocas del Toro et les iles San Blas:
Apres San Jose la laide, nous etions contents de decouvrir une capitale avec un peu de caractere. On s'est ballade dans le quartier bancaire completement hallucinant avec ses buildings, genre le Manathan d'Amerique Centrale (paradis fiscal oblige). De l'autre cote de la ville, on s'est promene dans les quartiers des pecheurs, un peu delabre mais avec un charme a la Havane. On a egalement regarde les cargos passes sur l'incontournable canal ou on a appris le role de la France dans sa construction (la plaza de Francia est une des plus belles de Panama city!). Et on est alle se faire une teuf reggea-ragga de bad boys dans le vieux quartier. Que du bonheur a 35 degres a l'ombre!
On ne pouvait pas aller au Panama sans faire un detour par Bocas, tant les gens nous en avaient parle. En gros, Bocas del Toro, c'est une archipel d'iles, ou tu squattes un hotel de jeunes internationaux ou c'est le fete tous les soirs, et la journee, tu pars decouvrir les plages en velo de surfeur ou avec des bateaux taxi, en compagnie de charmantes demoiselles. Meme si il n'a pas fait toujours tres beau, ce fut un endroit comme il nous fallait a ce moment du voyage.
Derniere etape, plus roots et immanquable a notre quete du paradis sur terre: l'archipel des San Blas. Apres avoir fait une etape du camel trophy en 4x4 (whatcha!), on nous a emmene en pirogue sur une des 400 iles occupees par les Kunas. Le peuple Kuna s'est battu pour garder son independance ainsi que pour preserver la beaute du site. Effectivement, sur ces iles minuscules ( ou on fait le tour a pied en 10min), on trouve que des cases en palmiers et on dort dans des hammacs. Par contre ne vous attendez pas a des douches chaudes, ni a la chasse d'eau: direct dans la mer. Rajoutez a la plage deserte ou vous pouvez faire de la plongee autour d'une epave avec des centaines de poissons aux milles couleurs, une petite degustation de langoustes fraichement pechees, et vous etes au paradis!!!
Voila l'histoire de nos derniers jours dans la chaleur d'amerique centrale. Le 20, nous prenons l'avion vers l'Amerique du sud. Quito, 2800m d'altitude, 10 degres la journee.
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