la descente infernale
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Les corons du sud

Apres notre exhuberant sejour a la Paz qui nous a coute un peu cher, il fallait renflouer les caisses et retrouver un peu d'activite. Alors pour rompre avec les traditions colonialistes europeennes, on s'est engage en tant que mineurs dans le celebre cerro de plata (mont d'argent) de Potosi. ce fut dur mais bref. Il aura fallu apprendre l'utilisation de la dynamite , le machage intensive de la feuille de coca sous forme de boule coince dans les bas-joues, tirer des chariots de minerais ou encore vouer un culte au diable de la mine...

Bon mauvaise blague, parce qu'on en fait, on a pris un tour pour aller visiter une des mines les plus meurtrieres du monde (8 millions d' indigenes ou de noirs sont morts dans cette mine pendant l'exploitation coloniale qui a permis la naissance du capitalisme en Europe). Encore aujourd'hui la mine est exploitee: les conditions y sont rudes, des enfants de 12 ans travaillent dans les galleries et la duree de vie d'un mineur ne depasse pas en general les 45 ans. Ceci dit, les galleries sont vraiment impressionantes et meme si on s'est rendu compte de la difficulte du travail dans les galleries (respiration difficile due a la poussiere), on s'est bien amuse .

Anectode interessante, les mineurs sont quasiment les travailleurs les mieux payes de Bolivie ( 4 fois plus qu'un enseignant) et pourtant ces gars la ne mangent pas a midi, ils se contentent de macher des feuilles de coca toutes la journee (pendant l'exploitation coloniale, un esclave pouvait travailler 40h de suite en machant seuleument de la coca).

Potosi fut notre derniere etape et la plus marquante du colonialisme sauvage des Andes par les espagnols,donc pour conclure: Un grand Big Up aux europeens du 18eme!!


Publié à 03:25 , le mercredi 23 avril 2008, dans Perou Bolivie, Potosi
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La classe !

Classe, les tabliers.

Publié par Guillaume BD à 10:04 , vendredi 2 mai 2008

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